La bienveillance, ce n’est pas toujours évident ?
C’est parfois surprenant : lorsque je pense à certains thèmes, en vue notamment de rédiger un article à son propos, je me demande si j’ai toujours fait preuve, en l’occurence, de bienveillance.
La bienveillance est peut-être un chemin semé d’embûches. Mais chaque pas que l’on fait nous rapproche de la paix intérieure. Sachant qu’être dans la bienveillance, c’est parfois choisir une voie plus difficile, celle où l’on met de côté ses propres blessures pour offrir, et s’offrir, compréhension et réconfort.
Cela d’autant plus pour l’époque où j’ai pu me retrouver en zone de conflit ; en ‘zone hostile’, dit-on en jargon militaire. Je me suis d’ailleurs plusieurs fois retrouvé avec ‘mes fondamentaux’ (principes et valeurs fondamentaux) confronté à la parfois dure réalité.
La clef ? Savoir dissocier entre l’humain dans ce qu’il a de fondamental, et l’humain dans ses parfois dérives comportementales. Mais également savoir contextualiser sin recontextualiser le moment, la situation. Et bien sûr, s’abstenir d’être dans toute forme de jugement de valeur.
Mais aussi faire ce qui est juste, avec jsutesse, non pas ce que l’on ‘croit, parfois de façon délirante, ‘ être juste. Facile ! Oui, mais seulement peut-être lorsque l’on s’y est entraîné, et qu’on l’a réellement intégré, à en devenir une attitude réflexe, une forme de respiration.
Quand je pense à mes voisins…
Je vous rassure, aucune ne s’appelle Lulu. Petit clin d’œil à la chanson en apparence quelque peu grivoise de Georges Brassens (1972).
Oui, quand je pense à mes relativement nouveaux voisins, je m’interroge sur leur absence de bienveillance. Plus surprenant encore, ces dames perçoivent toute bienveillance authentique à l’opposé de ce qu’elle est, devenant même agressives envers celui qui en a fait preuve. Ayant vécu cela, ma capacité à rester bienveillant a été mise à l’épreuve. D’autant plus que la réaction de ces messieurs semblait l’être tout autant. Je me suis demandé si j’avais fait quelque chose d’erroné, sans pour autant bien sûr me culpabiliser. Cela m’a tout de même interpellé.
Auriez-vous une réponse à apporter à cette interrogation ? Si c’est le cas, merci de m’en faire part.
La bienveillance est-elle essentielle ?
Oui, la bienveillance est essentielle, car elle permet de cultiver des relations authentiques tout en favorisant une objectivité dénuée de tout jugement de valeur. Lequel empoisonne l’esprit, la santé, et la vie. En adoptant cette attitude, on favorise non seulement le bien-être des autres, mais aussi le nôtre.
Sans bienveillance, le monde perdrait ses couleurs. C’est elle qui nourrit la confiance, apaise les tensions, et fait grandir l’humanité.
Pratiquer une bienveillance sincère et authentique développe une ouverture d’esprit et une compréhension profonde, envers les autres comme envers soi-même. Cela nous permet d’évaluer les situations avec clarté, sans jugement, et d’accepter nos imperfections ainsi que celles des autres.
« La bienveillance est la noblesse de l’intelligence » a dit avec raison Jacques Weber, un comédien que j’affectionne.
En étant véritablement bienveillant, on apprend à se traiter avec justesse et douceur, créant un équilibre intérieur qui renforce à la fois sérénité et lucidité. Ce processus nourrit une estime de soi saine et nous aide à mieux naviguer dans les défis de la vie. La bienveillance, tournée vers autrui et vers soi-même, devient ainsi un cercle vertueux, propice à l’équilibre émotionnel et à la paix intérieure.
Comment la cultiver ?
Pour cultiver la bienveillance de manière concrète et pratique, il est essentiel de commencer par soi-même. Apprendre à se traiter avec objectivité, gentillesse, patience, et sans jugement de valeur est la première étape. Cela peut passer par des moments d’introspection, où l’on reconnaît ses émotions et ses erreurs sans se blâmer, mais avec un regard bienveillant et constructif. On peut en cela être aidé efficacement par un Conseiller personnel et philosophique.
Pour cultiver la bienveillance, il faut d’abord s’accorder la même indulgence qu’on offrirait à une ou un ami.
Ensuite, il s’agit d’adopter cette même attitude envers les autres. Cela signifie écouter activement, sans chercher à juger ni à donner des réponses toutes faites, mais plutôt à comprendre. Quitte à se cultiver pour mieux comprendre. En pratique, cela peut se traduire par de petites actions quotidiennes : offrir un sourire, regarder un sdf dans les yeux lorsqu’on lui achète un journal ou on lui fait un don, accorder du temps à quelqu’un qui en a besoin, ou simplement faire preuve de générosité et de patience. Une façon également intéressante de commencer à cultiver sa bienveillance est d’observer, de façon intérieurement réjouie, le vivant, la nature, avec sa faune et flore ; fusse un lézard, un papillon virevoltant, un oiseaux qui passe, une mouche…
« La bienveillance, c’est comme une graine que l’on sème dans le cœur des autres, et dans le sien. Elle pousse lentement, mais elle est éternelle. » N’est-ce pas une façon très stoïcienne de le dire ?
La bienveillance peut également être cultivée à travers des pratiques comme la méditation ou l’autohypnose, qui permettent de développer une plus grande conscience de soi et des autres, tout en favorisant une approche plus calme et posée face aux défis de la vie. Enfin, la bienveillance se renforce par d’autres formes d’action concrète : prendre des décisions en cohérence avec ses valeurs et faire preuve d’empathie, même dans les moments difficiles. Quitte là encore à prendre le temps, à laisser du temps au temps. Cultiver la bienveillance, c’est finalement intégrer ces qualités dans toutes les dimensions de son quotidien, à travers de petits gestes répétés avec constance.
En conclusion ?
Cultiver journellement la bienveillance comme un état d’être. Non seulement cela vous protégera, mais aussi et surtout vous renforcera ; en termes d’estime de vous, de confiance en vous, de qualité de pensée et de vie !
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